J'ai commandé la part de son coeur...

J'ai commandé la part de son coeur...




Je n'ai pu goûter que si peu à tout ça, c'est si dur, ça me manque.







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# Posté le samedi 06 septembre 2008 16:16

Modifié le samedi 06 septembre 2008 16:44

Fragments d'une vie sans défaut.

Fragments d'une vie sans défaut.



J'ai été heureux.
C'était un de ces moments où tout m'importait peu, où je ne pouvais penser à autre chose et où je ne craignais aucunes de mes obligations. Mon esprit est modéré mais j'y repense constamment. Je veux me raccrocher à ceci, y passer du temps, à en jouir... Il me faisait du bien, je me rendais compte, je ne voulais rien d'autre, sur l'instant...
Il était bon.
Je le regardais si bas, si mal, peut-être est-ce pour cela qu'il n'a pas duré. Il a voulu partir cette nuit et... Carpe Diem mon ami! Je me demande comment je manque à ses tissus sans chaleur. Regardes, regardes, je cours et renies mon attendri. Je le cherche depuis si longtemps... si seulement on n'eut dit que toutes bonnes choses avait une fin, j'aurais alors seulement cru mon empressement de courir après lui, en plein dans lui. Une vie assassine, un désoeuvrement meurtrier, lui qui s'apprend de son pouvoir attirant... Je n'ai connu qu'une partie de ma vie, sans avoir retenu le reste, je me perd et me coince dans ces affabulations mesquines et m'interdis de ces moments avec vous, avec lui, avec toi. Il s'est perdu, j'ai vu du noir... Je me retiens de n'savoir rien. Si au moins je pouvais marcher en regardant la vérité, en voyant ce qu'il veut me dire, ce qu'elle veut me dire. Mais tu ne parles pas. Tu n'es pas mieux que moi, même si je n'vois pas... J'ai des envies des regrets qui me harcèlent qui me hantent. J'ai vu t'as mort dans mes propres yeux mais j'aurais préféré que tu y reste, au moins cette fois. Mais c'était un de ces moments avec toi où tout m'importait peu, où je ne pouvais penser à autre chose et où je ne craignais aucunes de mes obligations. Je repense souvent, voulant simplement m'y raccrocher. Je veux y passer du temps, y repenser naturellement, à en exprimer un sensible plaisir... Tu me faisais du bien, je me rendais compte, je ne voulais rien d'autre, sur l'instant... Il était bon, ce temps...






# Posté le dimanche 05 octobre 2008 04:01

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 04:24

Malevil.

Malevil.
Une foi balbutiante, sa mort est perturbante. Elle est assise auprès de lui, il avait les yeux gris. Un chevet insouciant, elle l'avait connu enfant. Cette action prématurée, un instinct réprimé. Redouté et serein, il est maintenant affamé et à jeun. Je regrette cette perte, révolu il a chu. Un trou noir, une pensée à croire. La cloche sonne, elle décroche le téléphone. Sa voix résonne, il change la donne. Regardes les mots, il est las, il fait le beau, il est là. Son passé, son présent, son avenir. Ce défunt souvenir, ce grand blanc, il court de son plein gré.


Je ne fais que me présenter, d'une histoire, de mon histoire hélas.

Je décide de mon avenir proche, un futur étiolé, dans lequel je suis petit et grandi à la fois. Je me défie de prendre mes souhaits par la souplesse de mes envies. Je me moque. Si j'ai tord, je m'enfuis, si je me donne raison, je m'enfui. Je relate mon précédent, régresse mon présent, m'essuie de mon jour, jour où, dans ma guerre solitaire, je me prévois comme banal. Je ne protège plus ma sociabilité, j'écris ma solitude. Je me comprends, je me compense, je fais mal, je suis mal. Je défends ma sensibilité, j'énonce ma passivité. J'annonce mon retirement, je prends ma suite comme ma persévérance. J'apprend ma claque, mon déterrement, mon action de rien et ma défaite de tout. Je prends mes bons airs et je m'emmerde. Je me suis paisible et rancunier. J'exprime ma déclaration, raccourcis ma ténacité. De mon ampleur de vie je m'esclaffe et me détend de ce déroutement. Je me suis perdu dans mon monde insignifiant, je me suis caché dans mon univers balbutiant. Je me manque à mon innocence, j'emploi mon espérance. Je mange mes feuilles, bois mon impertinence. J'hérite de moi, à mon humble mécontentement. Je m'égorge de parler, je me tue de savourer, j'enfle de ma contenance,
je me suis arrêté là...


Je veux toujours partir, toujours fuir, toujours me démunir de toute cette vie, de ma contradiction.

Je suis l'abstraction négative de moi-même. Nous sauvons nos malheurs par cette paisible amertume. Je me contente de mon mensonge. Pardonnez-moi, amis, car vous avez péché. Je me satisfait de vous deux et de votre attente; je ne suis pas seul, je suis simplement le même plan. Une vie décharnée par mon abomination désolante. Je ne désir pas te répondre, je voudrais que l'on crève, qu'il appui, ce destin. Tout ceci sans encombre, entre bien et mal, une moral qui sonne et un moral qui en prend un coup. Ils sont liés. Nous sommes liés... Je suis le fantôme rongé par son coeur. Je regrette. Ces jours sont lourds, ces jours s'épuisent. Je l'espère. Nous nous sommes déjà tellement confrontés à nous-même. Quelle ironie que notre connerie! Je demeure alors calme et serein, affichant cette image. J'ai juste envie de vous voir partir, vous êtes seuls vous aussi. Tout est meilleur là-bas. Sommes-nous heureux ici et maintenant, seras-tu là pour l'entendre? Enfin je vais pouvoir vivre un peu.
Il est beau cet arbre...

on dirait le Gros Poisson, ce poison qui s'imprègne doucement. Mutation vénéneuse. Je ne suis que ce qui ne me sert à rien, mais j'avance.
Je me suis pendu quel con!


On se demande pourquoi on doit toujours courir après un but spécifique.

J'ai rêvé pour nous. Je nous ai même prit d'une compassion subtile. J'ai défié la folie et tout ses rôles sans jamais voir au-delà de ce nuage. Je nous racontais des histoires, seuls dans le noir, nous ne nous voyions pas, nous nous sentions juste. Je rêve de ce chemin imaginé avec vous deux. Je me créer ma complication personnelle et me détend sur votre esprit productif et, pour en revenir aux autres, je me base sur leur absence, l'absence d'un corps contingent. Je vous regarde vous, puis les autres. Je vois mon avenir possédé. Nous perdons du temps. Nous sommes seuls. Je suis exsangue et j'exsude. Je me promets un fading, pendant lequel le temps aussi s'arrêterait, pendant lequel je nous comprendrais. Mon esprit est une caricature de ma concession du gouffre. Je suis alité et j'ai vu Priape de mes propres yeux ce matin, très tôt ce matin. On cache alors notre condition, l'appelant « mutisme récurrent », il parait qu'on s'y trompe, qu'on s'y fait chier ! Je ne me serais jamais imaginer être assujetti de ma propre vie, je ne pensais qu'à réparer mes plaies, assouvir mes anaplasties...

J'ai vu la mort du lapin blanc en direct ce soir...

Il s'est suicidé le con.



Je ne pense pas revenir de loin ni soupçonner une vie sans défaut mais juste pour remettre une valeur en question. Je l'aime et qui sommes-nous, pour autrui et ses semblables. Regardes moi sous cette gerbe, écoeure moi à regret. Je provoque ton animadversion, celui présent et récurent. Je m'habite sous tes airs superficiels pour qu'une partie du monde ne soit pas exsangue de votre perfection oratoire. Regardez-vous à présent, vous n'êtes que peu supportable...





J.




# Posté le mardi 11 novembre 2008 07:03

Combien de temps nous reste-t-il?

Combien de temps nous reste-t-il?



And he was naive...





Ce n'est pas une raison, ni même une passion, c'est ma contenance. C'est ce que je vis, ce que je vois, ce que je sens. Tu m'as touché. Je m'efforce d'expliquer une nature humaine ignorée et pourtant plus chère et belle que la haine qui expire de vos yeux humides. Vous n'êtes pas heureux, amis, je le suis. Je nous construis mon monde, ma vision s'en ressent et j'espère ne pas être transcendant. Notre collectif s'épanoui de nos pleurs et nos efforts sont vains. Vous ne m'écoutez pas et pourtant, je regarde ma vie en couleur. Illusions et psychologie. Ils nous entourent, nous concernent, se prosternent ; je nous marque le chemin. Ma confiance est accrue et mon envie déroutée et l'idée de contradiction me fait bander. Je ne suis personne et veux être quelqu'un. Je suis quelqu'un et je suis autre. Je suis autre et spécial. Je suis spécial et normal. Je suis spécial donc normal. Je veux danser à notre mariage. Je porterai le poids de l'affection et de l'amour. Dites-le avec rage, élever la voix, plus fort, de plus en plus fort! J'écoute Evanescence. Je veux danser avec la musique, je veux aimer la musique, je veux jouir de la musique, je veux être emporté par la musique. Je m'aperçois que je suis bien et que rien de ce qui a été dit ne devrait être oublié et que rien de ce qui a été fait ne devrait être puni. Je suis Jack et l'Autre. J'aime l'Amour.






It was his reason and his life...







# Posté le mardi 25 novembre 2008 14:13

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 12:46

Je pleure.

 Je pleure.



Ce n'est pas une réflexion dans le miroir, ces mots sont bien les miens.

Cette brillance ailée me meurtrie le c½ur de son doux charme et de sa poignante expression. Je ne l'avais jamais vu comme tel. Je ne l'avais jamais regardé de ces yeux. C'était lui, à l'église, c'était cette même odeur. Il était entré alors que je dansais; je me retournais mais mon inconscient me bloque toujours l'accès à cette continuité. Je ne sais toujours pas. Je ne le connais soi-disant plus. Je me suis planté, j'ai imaginé mon pire regret. Je me suis marqué du passé sans jamais l'avoir non idéalisé. C'était une perfection et un rêve et ce que je croyais irréel était devenu évidence. Ce n'était pas plus facile, seulement inattendu et plus confortable. Mes seuls choix que je n'ai pas regrettés datent de ce temps. Nous étions l'idée et son contraire. Nous faisions parti de ce monde. Je les connaissais puis ils sont partis. Ainsi je demeure seul ou presque dans mon vague esprit, ne voulant qu'un étroit passage dont je me souviendrai à jamais. Je nous regarde indéfiniment.


xxx





Je n'aurais jamais dû vous parler de Jack_______________________________





# Posté le dimanche 11 janvier 2009 08:08

J'aime les bêtes qui gardent les yeux ouverts la nuit.

J'aime les bêtes qui gardent les yeux ouverts la nuit.





C'est ce cri qui retentit. Son hurlement poussé par les larmes de son enfance. Ce cri prit d'une conscience déconcertante. La neige fond sous ses pieds; elle est belle le dominant. Ses mains se portèrent à terre, sur le pavé glacial alors que le bruissement d'un réverbère défaillant poussait le dramatique à son comble. C'était le corps recroquevillé d'un homme que l'on voyait ici bas...




... ce fantasme hallucinogène, cette hystérie semblable à la folie.




# Posté le mercredi 14 janvier 2009 11:17

This is just a game & my life!

This is just a game & my life!




Manoir sur Paris.

Embarcation contre les murs.

Désir de séduction place du Lion.

Un aller simple pour l'Espagne.


Jeux d'instabilité sur canapé branlant.

Va et vient sur balançoire.

Un coin sombre, dans l'escalier.

Contre la vitre, une odeur d'essence exaltante.


Stimulation des contrastes sur radiateur.

Danse sur cuire Vietnamien.

Affaler sur un pouf innocent, rouge.

Perversion d'un blanc approfondie.


Notes barbares sur fond extasiant.

Aperçu de vallons et de vallée dans la paille des écuries.

Courons au monde de l'Est, air mélancolique et absurdités.

Un rentre dedans batifolant devant relations de famille.


Inconnus à cette adresse.

Un corps à corps sous les projecteurs.

Nudité parsemée et lavée de tout péchés.

La totale, entre deux clopes.


Une prise en pierre, en plein océan.

Ballade sous un pont.

Une conception forte de la nature.

Retour sur autoroute, en passant par Glasgow.


Pratiques rituelles punies.

Tendresses animées.

Haut vol et superstition.

Un fumoir, une giclée de sang, un apport.


Passion, étreinte et jalousie.

Polissons mais joueurs.




K&J's session.




xxx







# Posté le samedi 31 janvier 2009 05:47

Hang over.

Hang over.
Je marche, attendant qu'elle s'élance sur cette note aigue... L'autre arrive, je balance. Je m'efforce de garder l'équilibre mais je suis perturbé par cette émotion. Elle continue néanmoins à m'envahir ; on ne se regarde pas ; nous avons passé notre vie à ne pas nous voir ; elle m'emporte si doucement... Plus fort, elle m'éloigne et je l'entends. Nous battons si bien ensemble ; que dire de plus... En cet éclat, nous nous sommes évanouis...



Je m'élance, me persuade son départ... On s'empoigne. Je trace ma ligne mais fléchis sous la pression. Elle forme ma vie ; je ne la reconnais pas ; elle ne saigne plus ; son teint ne s'emballe pas... Nous reprenons grandement, elle s'étire, elle est élégante. Je jouis de notre lien ; je ne m'exprime plus... Nous brillons, nous nous épanouissons...



Je m'obsède, reprend la mesure perdue... Elle s'ignore pourtant audacieuse de son talent. Je m'emploi à lui montrer là-bas et elle me sourit. Elle relance ce battement ; danse sans prétention ; je la regarde sans admiration ; je la rejoins pour l'intention... Elle recule, j'avance ; tel la vie... Des pulsions nous ressentons...



Doucement je m'embrase; reste ou je bois.

# Posté le samedi 28 février 2009 14:03

Mon ventre est gorgé de sang.

Mon ventre est gorgé de sang.
Amour. Honnêteté. Brillance. Sexe. Dureté. Emploi. Refoulé. Histoire. Pensées. Ingérence. Ignorance. Contrôle de soi-même. Psychologie. Intuition. Monde. Brusque. Mental. Rapport. Corps. Fermeté. Oubli. Rejet. Parlement. Amitié. Déchéance. Dénudé. Sang. Projet. Glauque. Musique. Gore. Assaillant. Surprise. Paquet. Fête. Songes. Passivement. Vulnérable. Peau. Veines. Yeux. Visage. Cruauté. Sado-masochisme. Contradiction. Exhaustif. Regard. Dominance. Persévérance. Réalité. Demeure. Remontée. Pente. Chute. Défoncé. Alcool. Drogues. Clopes. Démonstration. Objectivité. Pardon. Bienveillance. Divertissement. Programmation. Recomposition. Composition. Décomposition. Fragilité. Souffle. Feuilles. Livres. Littérature. Sciences. Occulte. Désespoir. Inculte. Impossibilité. Insignifiance. Regrets. Etat. Ville. Spirituel. Lent. Pénombre. Déclanchement. Magie. Noire. Couleurs. Valeurs. Dimension. Emancipation. Challenge. Dicton. Syllabus. Ejection. Déception. Abomination. Dévisagent. Pleurs. Fleurs. Geste. Générosité. Anticipation. Soumission. Défaillance. Système. Nombres. Langues. Réflexion. Horloge. Temps. Vie. Mort. Fin. Dieu. Autre. Nom. Abréviation. Devoir. Pouvoir. Juste. Drôle. Regroupement. Mal. Bien. Jour. Mois. Semaines. Années. Numéro. Lettre. Définit. Correction. Protection. Affaiblit. Pornographie. Mensonge. Projection. Gage. Demande. Possibilité. Recollage. Collage. Flexion. Prison. Fouet. Démarrage. Image. Sentiment. Inflammation. Bandage. Digne. Accroupis. Silencieux. Paroles. Hésitation. Fascination. Tentation. Révélation. Endroits. Secrets. Commencement. Ecrits. Essais. Poèmes. Poésie. Recueil. Sensation. Difficile. Pâle. Exsangue. Contingent. Anaplastie. Chirurgie. Consentement. Désagrément. Condition. Propreté. Charisme. Chronologie. Continuation. Capacité. Dextérité. Puissance. Régurgitation. Comparses. Exs. Baise. Effet. Cause. Conséquence. Danger. Violence. Permission. Punition. Puéril. Immaturité. Changement. Ame. Grandeur. Frivolité. Beauté. Edition. Preuve. Energumène. Marques. Jouissif. Anal. Région. Primat. Pauvre. Pourriture. Garniture. Collection. Cargaison. Bienheureux. Malheureux. Goulûment. Grandement. Faux. Vrai. Raison. Immunité. Calque. Rien. Tout. Bassesse. Désemparé. Catégorique. Possession. Résultats. Demandes. Acceptation. Accès. Helvétique. Habileté. Déniché. Succès. Pitié. Netteté. Enivrante. Saloperie. Vulgarité. Repos. Repliement. Rapatriement. Troupes. Groupes. Soldes. Divertissements. Passe-temps. Intolérance. Tolérance. Démon. Ange. Contraire. Dénigrement. Immigration. Importation. Exportation. Libertés. Nullité. Démagogie. Fluidité. Pause.

# Posté le jeudi 02 avril 2009 14:25